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“ J'oubliais de vous parler du Capitaine Squi est encore plus bête si cela etait possible. Il a dans ce moment une peine de cæur depuis que je lui ai dit que ces cheveux etaient de la première qualité pour faire un coussin. En outre il a une peine de jambes en se rappelant que vous courrez mieux que lui, il n'y a pas deux jours qu'il me rappellait, que vous êtiez plus jeune que lui, qui etait la seule raison.

Strangways est parti pour Smyrne; Baillie est ici, et va probablement le suivre ; je suppose qu'il le rencontrera en Turquie, dans tous les cas il trouverait sa tête au dessus de la porte de serail du Grand Seigneur, car dans ce pays ils vous coupent la tête sans grande ceremonie.

“ Nous parlons souvent de vous, et plus souvent nous pensons à vous, et si vous n'êtes pas un ingrat vous devez faire de même.

“Adieu, mon cher Charles; ecrivez moi, car je vous assure que l'amitié que je vous porte est trop sincere pour la laisser passer dans silence.

devoted

Comte D'ORSAY."

“Forever your

"25th February, 1825. 6. God bless our souls !—My dear Matthias, S—-* is gone, et se trouve probablement déjà sur cette route de Kent (d'heureuse mémoire); son depart nous a tous attristès-pour un quart d'heure ça il avait assaisonné son adieu d'une abondance de larmes qu'il avait conservé dans son réservoir pour cette heureuse circonstance. Enfin il est parti le cæur gros, et les poches pleines, nous lui avons tous fait un cadeau, et j'ai decidé Lord Blessington de lui donner cet infortuné Cachet Marin que Smith a reçu avec autant du plaisir que le commandement d'une frigate de seconde classe. Nous avons tous la même sensation qu'un malade au quel on a retiré son emplâtre.

« Je vous conseille de craindre plus les faux-pas de votre jument grise (si du vit encore par consequence si elle tombe encore), que ceux que vous pretendez faire dans la langue Française. Votre lettre etait trop bien pour ne pas continuer, et vous savez combien nous vous aimons et que l'absence ne diminue rien, ainsi de temps en temps envoyez une epitre Française, elle sera très bien reçue.

“ Je suis faché d'être obligé de vous parler d'un sujet très triste, mais il faut que vous sachiez qu'Elisabeth vient de manquer la robe rouge de sweet Mary. A dater de ce moment la guerre civile a été déclarée, et ce n'est qu'en sacrifiant Elisabeth pour reprendre Vincenza que les hostilités ont cessé. Vous voyez donc que Mary se porte mieux, puisqu'il s'agit de combat de robes, rouges, &c., j'oubliais de vous dire qu'il est definitivement connu que Vincenza porte perruque Mary en a eu la preuve en main dans un combat singulier. Je vous donne ces petits details pour que vous n'oubliez pas si vite notre interieur de famille. Ne parlez pas de cela à personne, car sweet Mary serait tres fachée. Il parait que Williams et Blayney conservent partout leurs traits

* Licut. S--, a retired naval oscer, who had the command of Lord Blessington's yacht, 1.1 Bolivar.--R. R. M.

caracteristiques ; je perçois que le dernier regardait Polichinel pour savoir s'il etait plus ridicule que lui. J'ai reçu une lettre de Millingen qui soufle à Paris plus que jamais, et je pense que ses voisins l'ont fait deloger, à cause de son souflement pulmonique, car il a été obligé d'aller du bruit de Paris où son asthme sera confondu avec les voitures que passent continuellement, rue neuve des Petits Champs où il loge maintenant; je crains que ce cher antiquaire ne casse pas ses vieux os, et surtout, s'il apprend qu'il y a une conspiration formée contre lui, par un jeune temeraire que arrive sur l'horizon pour prouver que tout ce que James a ecrit ne signifie rien. Vous pensez bien sans doute que Gell protége cet homme, mais malgré tout, je pense que Millingen sortira victorieux de sa lutte Etrusque. Et quoiqu'il soit d'un petit calibre ses boulets feront plus de bréches que les bombes des autres qui eclatent sans rien dedans. Au surplus s'il meurt je le ferais reduire en cendres et mettre dans notre lacrymatoire Etrusque il y a plus des places qu'il en fant, et c'est réellement un tombeau digne d'un maigre antiquaire : j'espere que vous n'avez pas oublié un complimenteur (cela veut dire un flatteur Français), son nom est Durand, que vous avez vu au Belvidere bien decidé à ne jamais quitter celle qui fait son bonheur, qui le console de toutes ses pechés et le dedommage de tous ses chagrins dans ce monde ici bas-c'est à dire sa collection. Eh bien M. Durand n'a rien eu de plus pressé en arrivant à Paris que de la vendre au Roi de France, pour une somme bien capable de le consoler d'une perte si cheri à son triste cæur-le voila donc veuf et decidé d'epouser des momies cas il va se donner dans cette branche d'instruction ou pour mieux dire de commerce.

“B-, B-, and Co. ont fait banqueroute. Adieu medailles cigarres et autres agrements de societé. L'abbé perd par cette faillitte, 700 guinées, mais il est bien decidé de les regagner par une route quelleconque Medici visera son passeport et Circelle le contresignera. P- pretend que c'est un grand comfort que de ne pas faire banqueroute. D'abord il n'a jamais eu grande idée de la maison Bil pense très peu de F--- et encore moins de Rothschild, mais en revanche il pense beaucoup de D- et de PDans ce moment M. G. se fait faire des pantalons probablement sur le modèle des miens, mais c'est un coup de politique, c'est pour prouver aux tailleurs de la ville que sa maison tient bon; malgré que M - ne met jamais le pied dans le bureau il me l'a encore certifié sur parole d'honneur la plus sacrée foi de gentilhomme de Jersey et autres lieux, on a decouvri dans Pompeii des choses qui sont magnifiques et belles; si on ne les veut pas trop vanter nous devons aller les voir quand cette fureur d'etrangers sera calméo-vous concevez qu'il est inutile d'aller à Pompeii pour voir tous les associés de Day and Martin, et de Barclay and Perkins. Vous n'avez pas d'idée de la figure des Anglais qui sont dans ce moment à Naples--ce sont réellement les Anglais pour vire. Je vous assure que si le Baron Stültz, de Clifford Street, arriva dans ce moment il fera une grande figure parmi ceux ci.

" Je commence à m'appercevoir que ma lettre avance il me reste juste la lace de vous souhaiter beaucoup d'instruction et de plaisir dans le bureau où

vous

vous allez entrer. J'espere un jour voir votre merite mis à execution; ne croyez pas que cela soit à batir des chateaux en Espagne, car il y en a plus qu'il n'en faut. Enfin, mon cher Charles, si tout le bonheur que je vous souhaite vous arrive vous ne pouvez manquer d'être heureux. Lady Benvoye un million d'amitiés, Lord B-eloigne dans ce moment, sans cela je suis persuadé qu'il vous envoyerait au moins 1500 choses aimables-pour Mary – elle vous dit tant de choses que je n'ai plus assez de place de les mettre-pour moi je vous assure de mon amitié inalterable et vous prie de presenter mes hommages à madame votre mère et mes compliments à votre père. Lady B

- se rappele au souvenir de votre mère qu'elle aime de tout son Adieu, et pour toujours votre tres devoué

D'Orsay."

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4 17ième Novembre, 1831. “Mon cher Charles, ---J'etais bien loin de penser lorsque je vous ecrivais à Brighton, que vous seriez frappé aussitôt du coup deplorable qui fait souffrir toute votre famille ainsi que vos amis. Mon style eut été moins gai, car la perte que vous venez d'eprouver me fait un réel chagrin, ce fidele serviteur (Nanini) etait tellement au dessus de sa classe qu'on ne pouvait le voir sans s'y attacher, et je conçois que dans votre vie, un evenement aussi imprevu devient une epoque bien sensible.

“ Je sais, mon cher Charles, ce qu'il en est de perdre quelqu'un qu'on estime; ne regrettez pas de n'avoir pas assisté aux derniers moments du pauvre Nanini ; c'eut été une source intarissable de souvenirs encore plus penibles, et son image defaite se representerait continuellement à votre imagination, sans que ce souvenir puisse vous être d'aucune consolation positive. J'ai perdu mon pauvre ami Blessington et ma mère dans l'espace de deux mois ; ils sont morts dans mes bras, et lorsqu'ils m'entrent dans l'idée c'est toujours leurs derniers moments qui se presente de preference. Je voudrais me les representer dans d'autres situations de la vie, mais cela me devient difficile. Conservez donc du pauvre Nanini tout le souvenir de son attachement pour vous, tout le beau naturel de son excellente nature, et vous sentirez malgré vos regrets, que votre souvenir de lui apportera toujours quelque chose d'agreable dans votre imagination. Il y a peu de consolation à apporter à quelqu'un qui vient de faire une perte irréparable, mais enfin il est du devoir d'un ami sincere, de montrer sa sympathie, c'est ce qui m'a engagé à vous ecrire. Votre affectionné

Alfred D'Orsay."

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“Londres, 1st September. " Mon cher CHARLES,—J'étais trop lié avec votre bon père, et trop ami aussi avec vous, pour faire ce qu'on appele une visite de condolence, ainsi vous m'excusez pour n'être pas allé m'attrister, plus que je ne l'étais par la perte que nous avons faite. J'étais encore l'autre jour à Goodwood, et je puis avouer en vertu de ma sincerité, que j'avais le cæur bien ulceré, en étant sur le même spot, où l'année avant je plaisantait avec votre cher père. Vous ne

doutez pas, mon cher Charles, de tout l'interet que j'eprouve pour tout ce que vous concerne, et si j'ai commencé par une preface si longue de mes sentiments, c'est pour en venir à un sujet du quel depend la necessité de l'entreprise que vous avez sur les mains. Depuis le moment que j'ai su que vous avez pris l’Adelphi j'ai decidé avec Lord Worcester que nous ferions tout notre possible pour entrainer la societé en votre faveur, à force d'y penser, et d'en parler. Je m'apperçois, que premièrement le plan de Y- est, de vous faire succomber; il vous abandonne personellement, pour tacher de vous faire sentir qu'il est indispensable ; cette saison est un trial qu'il vous donne, esperant qu'en cas de failure vous rejettiez tout entre ses mains. Il faut donc y remedier bon gré malgré. Reeves aussi part pour l'Amérique. Mme. Honey est engagée ailleurs, enfin la plupart des vieilles associations de ce theatre se retirent. Je viens donc vous conseiller d'entrer en arrangement avec le proprietaire du Queen's Theatre, qui transporterait sa troupe avec la votre, l'union ferait la force, et grace à vos talents, vous triompherez completement du piege

- vous a tendu. Le Queen's Theatre a été très successful cette saison; encore hier ils avaient £90 de recette ; c'est extraordinaire pour la saison. Chesterfield, Worcester et moi, y avons une loge, et nous avons envié d'en avoir une à l'Adelphi, et hier au soir en parlant de ce sujet à Bond, il m'a dit qu'il serait enchanté de reunir sa troupe à la votre, et de fermer par consequence le Queen's Theatre. Pensez à cela, voyez si vous pouvez y trouver votre avantage, et dites le moi.

“Soyez mon interprete près de votre mère, de tous mes sentiments les plus assectionnés, et croyez moi votre ami sincere,

CTE. D'Orsay."

que Y

“Mon cher CHARLES,--J'ai un très bel habit tout brodé du quel j'ai un peu grown out ; j'ai pensé que vous seriez bien aise de l'avoir, car un clever tailleur pourra arranger de manière que vous etonniez et l'Olympic avec ; venez le chercher car je vous le donne--il est tout neuf. “ Votre affectionné

D'ORSAY . “My best love to the dear mother.”

“Moncher CHARLES,—J'aime beaucoup votre nouvelle piece, et vous l'avez très bien joué, il faut prier l'orchestre de vous accompagner un peu plus bas, car le tintamarre qu'ils ont fait ait empeché que l'on puisse comprendre le quart de votre grand aria. Vous ferez bien aussi selon moi, de retrancher deux couplets du Welsh song. Votro French lady est parfaite, c'est la meilleure qu'on ait encore representò sur un Theatre Anglais. Usez de votre influence pour faire mettre de suite un perruque noir à Oxberry, il sera l'image de George Wombwell; il en a le costume et les manières dans la perfection, et cela fera un effet complet; Wombwell n'en sera pas faché, au contraire, et je pense que Liston ayant profité de moi on peut très bien prendre cette petite liberté qui profitera beaucoup. Donc etablissez un petit perruque noir bien curlé avec deux petits favoris sur les cotés du bout du menton d'Ecco. " Au revoir, cher Charles. Votre affectionné

D'ORSAY"

No. II.
LETTERS FROM COUNT D'orsay TO DR. FREDERICK FORSTER QUIN.

"Bième Août, 1831, 8 Seamore Place, May Fair. “Cher et estimable Quin, regenerateur de l'humanité souffrante ! nouveau prophete dont les disciples s'essouflent à chanter les louanges, et qui finiront par triompher comme la civilization regnante ; comment se fait il que vous oubliez entièrement votre disciple Alfred ? n'attendez pas en vain l'arrive d'un ange de ciel pour m'eclairer, mais deroulez vos papyrus pour y graver les progres de la marche gigantesque de cette methodus medendi, qui jointe à votre intelligence vous assure pour votre vieillesse un ombrage de lauriers dont l'epaisseur permettrait à peine que vous soyez encore plus eclairé par le rayon de gloire que le Ciel dirigera sur vous. Maintenant que je vous ai dit ma façon de penser à votre egard, parlons de moi dans un style moins laconique.

Depuis mon arrivée dans ce pays il etait difficile de pouvoir donner un sair trial à la methode, étant toujours obligé à diner de boire un verre de vin, avec tous ceux qui ont soif. Ainsi je l'ai abandonné trop tôt pour me guerir, mais toujours à temps, pour me penetrer, que jusqu'à ce jour le genre humain a vegeté au lieu de vivre. Il faut donc que je recommence malgré que je souffre moins ; repenetrez vous de ma santé, consultez vos oracles, et voyez à me reprendre en main comme vous l'aviez fait. Je suivrai ponctuellement vos avis, et vous aurez au moins la gloire d'avoir gueri un des trompettes de la renommée de la methode, et un ami sincere. Detaillez bien la manière de prendre les remèdes, et prescrivez non pas en paraboles, mais dans votre style persuasif. Notre ami Baillie est parti pour la Pologne, il veut voir de près ces victoires dont ont parlé beaucoup, et qui n'arrivent jamais ; il sera probablement arreté dans sa route par les troupes de votre ancien ami et maître le Roi des Belges. Que dites vous de son idée d'avoir accepté le trone la Belgique. Comme son ancien médecin vous avez sans doute prescrit quelque remède pour le faire defendre et apprécier par - les braves Belges.' Adieu, brave Quin. Je vous serre la main non pas de toutes mes forces, mais de

Votre devouè et sincere ami, ALFRED D'Orsay."

tout mon cœur.

“Crockford, Minuit. "Cher Quin,- Je passe ma vie à votre porte, et si le diable vous emportait, il ne pourrait le faire mieux que vous ne le faites. Aujourd'hui j'ai été de bonne heure chez vous pensant vous attrapper, mais c'est en vain. Je voulais savoir quelques details de votre entrevue avec Lord ; car quoique j'ai moins d'amitié pour lui depuis sa conduite à mon egard, il faut pourtant que je cause encore de lui avec vous. Vous avez beau le defendre ; c'est l'homme le plus froid que la mèr du nord ait pu jeter sur les côtes d'Angleterre. Son indifference le rend complet sous ce rapport. Vous m'echauffez la bile en le defendant commes vous le faites. Je vous repête qu'il n'a plus d'amitié pour moi, et qu'il a transferé son attachment sur mes parens en

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