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1° Il n'est plus question de détruire la révolution de la Grèce, mais de lui donner une forme. Il y a loin de là à tout ce dont elle était menacée à son début; c'est déjà un grand pas de fait. 2° A quel objet bornerait-on cette royauté? Serait-ce à la Grèce avec le statu quo? Dans cet état, à quoi servirait-elle à l'Europe, et à ellemême? De quel poids serait-elle dans la balance politique? Comment se suffirait-elle à elle-même contre les Turcs? Les îles grecques en feraient-elles partie? On n'aperçoit dans ce plan aucune trace de calcul; il ne satisfait à aucune condition, ni à aucun intérêt public; ce n'est qu'un réchauffé de ces ombrages de la vieille diplomatie, qui consistait en ce que les forts ne voulussent autour d'eux que des faibles pour les dominer. Si l'on a recherché des dédommagemens pour ceux qui n'ont pas su garder leur trône, ou pour ceux que les coups du sort ont empêché d'occuper ceux qui les attendaient, cela rentre dans la classe des intérêts privés, et le sort des nations ne doit pas être subordonné à ceux-ci. C'est le renversement de l'ordre social: les sociétés ne sont point faites pour des individus ; mais tous les individus sont faits pour elles.

2° Ici revient la question de droit: la Turquie ou la Grèce ontelles demandé un souverain à la fédération? celle-ci est-elle souveraine du territoire sur lequel elle semble se disposer à prononcer? a-t-elle pris part à la guerre qui a eu lieu entre la Turquie et la Grèce à quel titre donc prendrait-elle part à la conclusion? tout son droit se réduit à se préserver des dommages positifs, s'il y en avait de réels, et non pas controuvés par la force frauduleuse; à son égard le droit se borne là; pour tout autre, il est complètement absent; et quand le nom du droit est si souvent invoqué, comment la réalité peut-elle en être séparée ?

Quant à l'établissement monarchique à former en Grèce, nous n'avons pas dissimulé notre manière d'envisager les diverses institutions qui régissent les sociétés humaines. Toutes sont bonnes en elles-mêmes, lorsqu'elles remplissent le but des sociétés, qui est et qui ne peut être autre que le bien des sociétaires. La royauté est une belle et noble institution; mais ce n'est pas la royauté telle que Samuel la dépeint, mais telle que Fénélon la montre. Il ne faut pas plus de royauté de l'Orient, que de royaume de Salente; tout doit se passer par raison entre les hommes; il en est de la royauté comme de toutes les autres institutions humaines ; le type essentiel n'existe pas; les formes en ont varié, et varient en mille lieux; simple, partagée, héréditaire, élective, absolue, limitée, elle a existé et existe sous toutes les formes; il n'y a d'essentiel que l'existence même du monarque, et l'exercice du pouvoir suffisant pour bien remplir les fonctions de la royauté ; les lois de chaque pays règlent cette partie; le besoin de la monarchie varie suivant l'état des sociétés; les monarchies sont fort utiles, pour ne pas dire indispen

sables dans des sociétés trop peu avancées pour se diriger ellesmêmes; l'état républicain est un état de lumières générales; c'est le défaut de généralité de lumières dans la masse, qui a perdu les républiques anciennes, et sa présence qui peut conserver les nouvelles. Dans les anciennes, quelques grands citoyens, dominant toute la masse, représentaient des rois; c'est pour la possession de ce trône qu'ont combattu Marius et Sylla, César et Pompée, Octave et Antoine; les généraux d'Alexandre se trouvèrent rois à sa mort, et se partagèrent son empire. De pareilles républiques ne peuvent subsister, et se résolvent nécessairement en monarchies. La royauté est excellente dans les sociétés riches, nombreuses, policées, pour contenir, par une barrière inébranlable, des ambitions égalitaires, qui feraient éclater des orages; mais cette institution préservatrice doit reposer sur des lois fixes, certaines, en un mot, être constitutionnelle, avec sincérité et intégralité; la royauté, comme toutes les choses d'ici bas, doit être appropriée aux temps, aux choses, aux hommes; il ne faut pas charger ceux-ci plus qu'ils ne veulent ou plus qu'ils ne peuvent porter: les Européens ne pourraient pas supporter les royautés de l'Asie, l'Angleterre celles du continent, la France, après la Charte, la monarchie avant la Charte. Pour revenir à la question qui nous occupe, demandons de quelle nature serait la royauté de la Grèce, imposée ou volontaire. Imposée, de quel droit ? qui obligerait-elle ? où serait sa légitimité? A coup sûr, elle ne réclamerait pas le droit divin, et pas davantage le droit légitimaire: où résiderait donc le principe de son autorité ? Le caractère royal ne se confère pas comme les caractères religieux. Cette royauté serait-elle volontaire, c'est-à-dire acceptée? alors c'est aux intéressés à prendre leurs sûretés; on peut préjuger que les royautés basées sur les principes de Laybach, ou sur les exemples de Madrid, de Naples et de Lisbonne, ne présenteront pas des attraits propres à décider cette acceptation. Restera ensuite à arranger toute cette affaire avec les Turcs; et là se présenteront de nouvelles difficultés. Comme on voit, il y a ici une grande complication, et l'on ne peut pas aller aussi vite que le veulent beaucoup d'hommes.

Après tout ce qui a été dit dans le cours de cet écrit, il est inutile de s'appesantir sur deux questions: 1° s'il est bon que la Grèce soit une monarchie; 2° si l'intérêt du principe monarchique exige cette érection d'une nouvelle royauté, et si l'on veut opposer une masse monarchique en Europe à une masse républicaine en Amérique, en compensant en quelque sorte les pertes dans le nouveau monde, par des acquisitions dans l'ancien: ici il s'agit de convenances, et nous parlons du droit.

On aurait de la peine à prouver qu'un peuple soit astreint à accepter une institution, en vue de la stabilité des institutions de

ses voisins. Au fond du raisonnement contraire, on sent distincte-* ment une épée.

Terminons cette discussion, en disant que les destinées du monde viennent d'être fixées dans les plaines qui ont été les témoins de la dernière défaite de l'Espagne, et que les champs d'Atacucho ont été pour le monde ce que Pharsale fut pour Rome, et Waterloo pour celui qui, pendant tant d'années, avait maîtrisé la victoire : ce sont de ces coups dont on ne relève pas.

On vient de porter à la connaissance du public la correspondance entre le gouvernement grec et anglais. Les sentimens exprimés par les Grecs sont précisément ceux que nous leur attribuons dans le cours de cet ouvrage, la ferme résolution de mourir plutôt que de renoncer à leur indépendance et de subir les lois des étrangers. Le ministre anglais, Canning, assure la Grèce de la neutralité la plus entière, rejette les plans qui ont circulé dans le public, et déclare que la Turquie ne veut entendre à aucun arrangement. Le ministre anglais déclare que si sa médiation était réclamée par la Grèce, il l'offrirait aussi à la Porte ottomane, et se concerterait avec les autres puissances. Là est le vrai système, et le salut de la Grèce.

THE SCIENCE

OF

PHRENOLOGY

CONSISTENT WITH THE DOCTRINE

OF

CHRISTIANITY;

A LETTER ADDRESSED TO DR. SPURZHEIM,

BY JOHN C. TOMLINSON, Esq. M. A.

Ἐγὼ δὲ σαρκικός εἰμι, πεπραμένος ὑπὸ τὴν ἁμαρτιάν.

ORIGINAL.

LONDON:-1826.

PHRENOLOGY,

&c. &c.

To DR. SPURZHEIM,

Sir,

THE Science of phrenology, of which you are so able a professor, labors under a disadvantage, from which I wish to release it. In the popular discussion of it, there is something highly amusing, and it often applies to the character of individuals with peculiar fitness but then it is sneered at by the witty, and confuted by the wise; and seriously to declare in its favor, is equivalent to a display of the full development of the organ of credulitiveness. Not wishing to enjoy such a character, I have only coquetted with your belle amie; sometimes romancing with her, and at others ridiculing her; to day arguing seriously in her favor, to-morrow as seriously proving her to be-not what she seems. Besides some assert that she is a materialist; and materialism is a doctrine revolting to reason, and destructive of religion. It is revolting to reason, because it makes men,-beasts; and it is destructive of religion, because it establishes physical necessity. I therefore durst not become a phrenologist, although I sometimes argued myself into a kind of belief, that the philosophy of the science is true. This unwilling conviction led me to think more seriously of the points, in which it seemed to oppose itself to religion; and I had almost determined to reject it altogether, as a dangerous study; when a work entitled "Literæ Sacræ, or the Doctrines of moral Philosophy compared with Scriptural Christianity, in a Series of Letters," was put into my hands; of which some passages (which I will presently quote), led me into a train of thinking, at once calculated to relieve my mind, and to reconcile the science with the doctrine of Christianity and if I have discovered the link which thus unites them, and can free your favorite science from

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