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principle of regulation, which alone can prevent the derangement so certain to follow any abstract measure of legislation on the subject, that the derangement can only be prevented and a just equilibrium obtained by a combination of measures, all effected in just relation to each other.

35. As stated in the 13th paragraph of the preface to their vol. of Statistics, the Association deem it not their duty or province voluntarily or officiously to advance any propositions, either for obtaining the desired equilibrium, or preventing the sad and portentous consequences, which must necessarily follow the existing derangements.

36. Parliament extols the wisdom and efficiency of those, whose duty, and whose province it is, to devise and to maintain a just equilibrium in society; the public press, and the public too, (that is, the talking, and unsuffering, and unthinking part,) echo its laudits; and whilst millions are suffering and crying for bread, parliament is proposing to reward one of the authors of the prevailing misery with £5,000 a year, in anticipation of the assumed good that is to follow. Assertions of prosperity are reiterated from year to year; pompous displays of increasing produce of taxation are held up as evidences of increasing luxury and of increasing wealth ; whilst the converse of the assertions is the fact; and whilst a privileged class and standing armies are obviously violations of the first principles of social order, a liberal and enlightened nobility, an upright and active magistracy, a zealous and conscientious clergy, are held up as the instruments of that increasing wealth, and increasing prosperity, so periodically reiterated. For a true picture of the state and condition of the country, in contrast to these reiterated assertions, the Association most earnestly recommend to the attention of every friend to social order in England, the resolutions relative to the state of the nation proposed to be submitted to parliament by the hon, member for Aberdeen, on the 5th of May, 1826.

37. A lesson which peculiarly claims the attention of the people of England at the present moment, may also be read in the career and fate of Rome, so beautifully, because so justly, pourtrayed by Mr. W. Playfair; where he says, that “when the Romans (in common parlance) were poor, and before they had either standing armies or privileged classes, the people depended on exertion, and they enjoyed plenty ; but when Lucullus and other citizens were squandering millions at a single banquet, the people were crying for bread; and while the person of a Roman lady was ornamented with the wealth of a province, the multitude were covered with rags and depressed with misery. It would have been no hard matter then," continues Mr. Playfair, " to have foretold the fate of

Rome; the natural order of things was deranged to too violent an extreme to be of long duration. The state was become like an edifice that had declined from the perpendicular, while age was every day weakening the cement by which it was held together; so that, though of the time and hour of its fall no man knew, the event was certain.” Insensible or indifferent to the consequences which followed the display of Roman luxury, the rulers of Enga land seem determined to experiment and sport with the resources and interests of the people, until they complete the simile, by sinking them into a correspondent degradation with the people of Rome.

38. Spain, as a living evidence, and various other nations of antiquity might be adduced, in past evidence, of the fatal consequences resulting from the illusive and false notions entertained of what constitutes the wealth of nations, whose downfall and degradation has not resulted as a necessary consequence of their age, or time of their existence; but either from an utter destitution of knowlege, or total disregard on the part of their rulers, as to what really constitute national wealth, and the just principles of social order, or from a selfish predilection to individual aggrandizement, and the aggrandizement of a few special and privileged classes, at the expense of involving the multitude in misery.

39. Such is the condition, and such the danger, in which England is placed at the present moment, maugre all the assertions and all the pretensions set up to the contrary; and notwithstanding the ample means which abound to avert it, that, as stated in the commencement of this preface, unless some measures are speedily devised, and as promptly adopted, of which there is not, at present, the slightest indication, the past and existing distress will prove only the events of which all the sad consequences are to follow; and although, as in the case of the complete degradation of Rome, and of Spain, of the day and hour of their fulfilment no one can tell, the event is certain and not far distant.

DE L'EUROPE

RELATIVEMENT

À L'AMÉRIQUE ET À LA GRÈCE.

PAR M. DE PRADT,

ANCIEN ARCHEVÊQUE DE MALINES.

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Le genre humain est en marche, et rien ne le fera rétrograder.

Verum novus oritur ordo.

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CHAP. XXVI.-Étendue des républiques de l'Amérique.

La malveillance a des conseillers féconds en prétextes, en subterfuges, en allégations insidieuses, en ajournemens de fausse prudence contre ce qu'elle a intérêt et dessein d'écarter dans le moment, Il faut donc suivre dans tous leurs détours, et comme dans leurs derniers retranchemens, les opposans à la reconnaissance de l'Amérique ; repoussés dans les attaques directes, ils se rejettent sur des éventualités, et on entend dire : A quoi bon reconnaître des Etats qui ne sont pas même fixés et qui portent dans leur sein des principes visibles de changement et de division, tels que ceux qui résultent d'une étendue de territoire incompatible avec la forme du gouvernement qu'ils ont adoptée, ainsi qu'avec la possibilité de l'administrer et de tenir réunies les parties trop séparées de ces associations ? Semblables à ces monnaies de convention qu'un consentement irréféchi maintient dans la circulation, ces opinions circulent de même dans la société, et servent de base au jugement de beaucoup de personnes qui répètent et qui, par la répétition, accréditent la croyance que l'étendue territoriale des républiques d'Amérique les portera rapidement vers l'adoption de l'ordre monarchique ou vers leur séparation en un grand nombre d'Etats.

Il peut être utile de discuter et de dissiper cette opinion ; elle est le fruit d'une babitude irréfléchie.

1° Avant tout ne doit-on pas demander : Qu'importe à l'Europe, pour reconnaître les Etats de l'Amérique, de savoir quelle sera dans les âges suivans leur forme de gouvernement et la distribution de leur territoire ? Il ne s'agit pas

de l'avenir, mais du présent, non pas de ce qui sera ou qui pourra être, mais de ce qui est. Le droit

veut un sujet certain et connu ; il ne regarde pas aux changemens, aux innombrables modifications aux quelles les choses humaines sont assujetties ; la mesure du territoire d'un Etat quelconque ne fait rien au droit ni au fait de son existence. Existe-t-il quelque type primordial auquel on soit tenu de s'en rapporter, et qu'on ne puisse dépasser sans cesser d'être propre à la sociabilité avec les autres Etats ? Ce

que l'on pourrait dire de la mesure du territoire ne serait-il pas applicable à la richesse, et à tous les autres attributs locaux ? Serait-on autorisé à exiger de chaque nouvelle société le dépôt de son bilan ! Quand les Etats-Unis ont pris place parmi les nations, a-t-il été question de leur étendue présente ou à venir ? A quel titre donc formerait-elle un préjugé contre la reconnaissance de l'Amérique ?

Chacune des républiques américaines s'étend sur de vastes espaces, cela est vrai ; mais qu'est l'étendue sans la population et sans les affaires ? et, sans la population, où sont les affaires ? Un territoire borné à de justes proportions, ni trop étendu, ui trop resserré, un centre d'affaires placé d'une manière commode pour toutes les parties de l'association, facilitent le développement de ses facultés et la satisfaction de ses besoins ; mais l'absence de ces avantages ne confère aucun droit contre ceux qui en sont frustrés. Le gouvernement russe régit une étendae immense de territoire : l'absence de la population en fait encore une masse inerte et comme morte, qui, pour prendre de la vie et donner de l'occupation à ce gouvernement, attend la population ; sans elle, cette étendue est presque comme si elle n'existait pas. Quand le temps et la civilisation auront, dans ces contrées, fait leur ouvre accoutumée, il en sera tout autrement. Quand la Sibérie, qui peut nourrir des centaines de millions d'hommes, au lieu d'une population faible, misérable et ignorante, renfermera vingt millions d'habitans ; quand Astracan et Odessa égaleront ou dépasseront Pétersbourg, qui n'a pour lui que la cour, dans le temps que les deux autres ont pour eux le soleil, on verra si la domination de Pétersbourg continuera de s'étendre de la mer Baltique jusqu'à la Caspienne et à la Méditerranée ; si elle se perpétuera au-delà de ces hauts remparts que la nature a élevés entre l'Asie et l'Europe, comme pour les avertir de la nécessité de leur séparation, et pour leur en fournir les moyens. Le travail des siècles fera plusieurs Russies avec celle que nous voyons ; en effet, quel bras d'homme, quelle main mortelle suffiraient pour soutenir et pour manier le fardeau d'un corps tel que celui de la Russie, animée par la population que comporte soui étendue ? Il faut donc attendre l'effet du travail du temps pour tirer quelques conclusions contre l'Amérique, de l'étendue de l'espace qu’occupent ses nouveaux Etats ; il s'écoulera beaucoup de lustres auparavant que les inçon'véniens de cette étendue se fassent ressentir. Les Etais-Unis restent

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