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ΠΑΡ ΜΕΝ ΙΩΝΟΣ

. EIS TO AUTO.

Μηδοις ελπισθεισα τροπαιοφορος λιθος ειναι,

Hλλαχθην μορφης καιριον εις Νεμεσιν.
Ενδικος ιδρυνθεισα Θεα, Ραμνούντος επ' οχθαις

Νικης και σοφιης Ατθιδι μαρτυριον.

Grotii Versio.

Figere quam tumidus sperabat Persa trophæum,

Quam bene nunc versus sum lapis in Nemesim.
Sto dea justa super ripa Rhamnuside, testis

Tam bene Erechtidas vincere quam fapere.

Parmenio, on the same Statue.
From stone, that Persians for their trophy chose,
A seasonable Nemesis I rose.
Here my just form this happy truth imparts :
Athenians triumph both in arms and arts.

Phidias is said to have distinguished himself by his general knowledge, and a perfect acquaintance with the laws of proportion, and the principles of optics.

That singular metrical compiler of anecdotes, Tzetzes, has related, in his Versus Politici, a professional contest between Phidias and Alcamenes, in which (if credit may be given to such an historian) this ad

mired chief of Athenian sculptors ran fome danger of his life from the ignorance and irritability of his judges *.

The rival artists contended in forming a Minerva of bronze for the city. The most beautiful figure was to be chosen, and stationed on a lofty column. The two ftatues were produced. That of Alcamenes was immediately admired for its delicacy; and the work of Phidias appeared so disgusting to the people, from its open lips and distended nostrils, that its author was in some danger of being stoned to death by popular indignation t: but when the rival goddesses were raised to their intended height, Alcamenes became the jest, and Phidias the favourite of the people.

Such is the amusing story of Tzetzes. What degree of serious credit it may deserve I leave to the judgment of my reader, and hasten to notice the two most celebrated works of Phidias; his more magnificent Minerva, stationed as the patroness of Athens in her temple called Parthenon ; and the statue extolled as the masterpiece of antiquity, his Olympian Jupiter at Elis.

Pausanias describes this Minerva as an upright figure, with a garment descending to her feet. He does not mention her height; but M. de Caylus, from the expression of Pliny, (cubitorum viginti sex,) estimates it at thirty-nine feet, of the French measure. “ The costly splendor of " the statue,” says Winkelman, “ may be conceived from the quan“ tity of gold employed in its decoration. This, as we learn from a “ speech of Pericles preserved in Thucydides, amounted to forty ta“ lents; the drapery was of gold, and the uncovered parts of the figure “ formed of ivory.” The latter material was also employed in the head of Medusa that appeared on the breast of the goddess, according to the description of Pausanias; and perhaps gold and ivory, were united in the image of Vi&ory of four cubits, that was placed in one of her hands; though its position is not ascertained by Pausanias, who only says that in her hand she held a spear. But the smaller figure of Victory that was frequently added as a decoration to a colossal statue, and displayed in the extended hand of the triumphant divinity, was sometimes of solid gold, as we may conjecture from the profane jest of Dionysius, the tyrant of Syracuse, who, in stealing such figures, said it would be folly not to take from the gods what they appeared to offer. But to return to the Minerva of Phidias. Pliny says that on the prominent side of her shield the battle of the Amazons was represented ; and in the concave part, the conflict between the giants and the gods. Nay, even her sandals were decorated, according to his account, with the battle of the Centaurs and the Lapithæ.

* Ο Αλκαμενης χαλκεργος ην, γενει νησιοτης,

Και τα Φειδια συνχρονος, και τοτω αντερισας

Δι' ον και εκινδυνευσε μικρα θανειν Φειδίας. + Qadias Exuvdureve Bananvees de tous Hd8005

R$ 8 mp on ta ayahpata, xos xuoco esaln.
Το μεν Φειδια εδειξε το ευγενες της τεχνης,
Και πασι δια στοματος λοιπον ην ο Φειδίας,
Το Αλκαμενες γελασου, και γελως Αλκαμενης.

Tzetzes, chil. 8. 193.

M. de Caylus has ventured to criticise, with a becoming spirit, these minute decorations :

“ Après avoir remercié pline de nous avoir conservé ces details, qui “ ne se trouvent dans aucun autre auteur, on me trouvera sans doute “ hardi, et peut-être temeraire, d'ofer desapprouver ces petits ouvrages “ en eux-mêmes. Je ne doute pointe assurement de leur mérite et de “ leur perfection ; mais je dirai franchement que sans parler de l'in“ terieur du bouclier, dont je laisse à juger pour la possibilité du coup“ d'ail, ces beaux details étoient en pure perte; car il est constant “ qu'il n'auroit pas été possible de les distinguer, quand meme la figure “ auroit été de grandeur naturelle. Mais quoique le bouclier pût avoir " dix pieds de diametre, on ne pouvoit examiner ses ornemens assez

“ près, en quelque endroit qu'il ait été placé pour en juger sainement " sur une figure d'environ quarante pieds de proportion, d'autant “ qu'elle étoit placée sur un piédestal qui l'élevoit encore tout au moins “ de dix ou de quinze. Cette figure, pour être aussi belle que toute “ l'antiquité la declarée, devoit être entendue et formée par de grandes “ masses, et ces masses devoient nécessairement absorber un aussi grand “ nombre de petits details. Il faut convenir que les anciens paroissent “ les avoir aimés.... Cependant pour faire mieux entendre mon espèce " de critique, je comparerai ces petits travaux à ceux d’un peintre, qui “ faisant le portrait d'une femme aussi grand que la nature, auroit grand “ soin de peindre en miniature un autre portrait qu'elle auroit au bras. “ Je demande si le travail et la disposition du grand portrait ne feroient “ pas absolument évanouir le mérite et l'ouvrage du brasselet. Cepen“ dant il s'en faut beaucoup que la comparison soit en proportion avec “ le point duquel je suis parti.

“ Cette statue de Minerve presente encore une difficulté, elle étoit “ d'or et d'yvoire, et elle avoit à ses pieds un serpent et un sphinx de “ bronze. Quel alliage de couleurs et de matières ! on a peine à con" cevoir leur agrément.”—Memoires de l'Academie, tom, xxv. p. 319.

The sculptor Falconet, who attacks, without mercy, the inaccuracies of Pliny, and is sometimes rather petulantly severe on the refpectable connoisseur of his own country whom I have just quoted, yet highly commends these remarks on the Minerva of Phidias. At the same time he makes a lively, but a rafh attempt, to vindicate the Athenian artist in the following conjecture:

“ Mais si Phidias n'a point fait ces petits ornemens; s'ils n'ont été “ ajoutés à sa Minerve d'or et d'yvoire que plusieurs années après la “ mort de l'auteur, que deviendra l'exactitude de Pline et de ceux qui “ le copient sans regarder ailleurs ?

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" Pausanias, 1. i. c. 28. dit, "Mis, excellent graveur, a réprésenté “ sur le bouclier de la déesse le combat des Centaures et des Lapithes, et « plusieurs autres histoires d'après les desseins de Parrhasius, fils “ d'Evénor. Cette statue est si haute, que l'aigrette du casque et la “ pointe de la pique peuvent étre aperçues de Sunium.' C'est-à-dire “ de cinque lieues d'Athènes.

“ Le minutieux Pausanias, qui ne fait grace de rien à fon lecteur, “ parle ailleurs de la Minerve du Parthénon, qui étoit, comme on fait, “ dans la citadelle d'Athènes, et ne dit pas un mot de toute cette cise“ lure, gravure, &c. dont Pline fait mention ; details qu'il ne manque “ cependant jamais d'écrire, quand il en a l'occasion. Ne se pourroit-il “ pas que les deux Minerves de Phidias eussent été confondües dans la “ tête de l'ecrivain Latin, et qu'il eut attribué à l'une ce qui apartenoit " à l'autre ? Je suis loin de la vouloir assurer ; mais j'aimerois mieux “ Pline avec un défaut de memoire, que Phidias avec un défaut de “ goût; cela ne se compare pas.

“ Ne seroit il pas possible encore, comme il est dit plus haut, qu'on “ eut chargé d'ornemens superflus cette Minerve de Phidias quelques “ années après sa mort, comme on avoit fait celle de bronze? It “ seroit glorieux pour la memoire d'un artiste célèbre, dont on nous “ dit le genie fi grand, si sublime, de ne pas le voir minutieux dans · o son art ; sur tout lorsque nous pouvons soupçonner quelques pré“ somptions du contraire.”—Falconet, Traduction de Pline, tom. ii. p. 49.

This animated artist, who is often very acrimonious in censuring the inaccuracy of respectable writers on subjects relating to his own profession, has fallen himself into considerable inaccuracies, in speaking of this celebrated Minerva. I shall not enter into a minute discussion of these, but merely observe, that his conjecture concerning the figures on

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