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placed near a temple of Minerva, in the territory of Corinth. This statue, described as naked, may be therefore considered as the source of the fashion that prevailed in the heroic images of Greece; and Pausanias, in his account of it, delivers his opinion on the works of Dædalus in general. They did not fatisfy the fight, (accuftomed to the productions of improved art,) yet they had in them an air of inspiration *.

From this candid account, a modern reader may easily conceive the kind of deficiency, and the degree of animation, that were visible in the statues of this early artist. His extraordinary skill as a sculptor feems to rest on his marble bas-relief, representing the Dance of Ariadne; I shall therefore close this long, yet imperfect note, on the father of Grecian art, by transcribing the description which Homer has given of his most memorable work, with the lively remarks of D'Hancarville on this ancient and interesting sculpture.

Homer, in describing the shield of Achilles, pays the following tribute to the merit of Dædalus :

Εν δε χορον ποικιλλε περικλυτος Αμφιγυηεις,
Τω ικελoν, οιον που ενι Κνωσσω ευρειη
Δαιδαλος ησκησεν καλλιπλοκαμω Αριαδνη"
Ενθα μεν ηιθεοι και παρθενοι αλφεσιβοιαι
Ωρχευντ, αλληλων επι καρπω χειρας εχοντες"
Τωνδ' αι μεν λεπτας οθονας εχον, οι δε χιτωνας
Eιατο ευνητες, ηκα σιλβοντας ελαιω"
Και ραι μεν καλας σεφανας εχον, οι δε μαχαιρας
Ειχον χρυσειας εξ αργυρέων τελαμωνων.
Οιδ' οτε μεν θρεξασκον επιςαμενοισι ποδεσσι
Ρεια μαλ', ως οτε τις τροχον αρμενον εν παλαμησιν

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• Δαιδαλος δε οποσα ειργάσατο ατοπυτερα μεν εσιν ες την οψιν, επιπρεπει δε ομως τι και ενθεον τατους.

PAUSANIAS, p. 121.

ZOVE

EZQuevos xepajeus TEIPNC ETAI, aixe Jentive
Αλλοτε δ' αυ θρεξασκον επι σιχας αλληλοισι,
Πολλος δ' ιμεροεντα χορον περιιςαθ' ομιλος
Τερπομενοι δοιω δε κυβισητηρε και αυτες
Μολπης εξαρχοντες εδινευον κατα μεσσες.

Iliad 18. v. 590.

A figur’d dance succeeds. Such once was seen
In lofty Gnofsus, for the Cretan queen
Form'd by Dædalean art. A comely band
Of youths and maidens bounding, hand in hand;
The maids in soft cymars of linen dress’d,
The youths all graceful in the glofly vest.
Of those, the locks with flowery wreaths inrollid;
Of these, the sides adorn'd with swords of gold,
That, glittering gay, from silver belts depend.
Now all at once they rise, at once descend .
With well-taught feet : now shape in oblique ways,
Confusedly regular, the moving maze :
Now forth at once, too swift for sight, they spring,
And, undistinguish'd, blend the flying ring.
So whirls a wheel, in giddy circle toss’d,
And, rapid as it runs, the single spokes are loft.
The gazing multitudes admire around
Two active tumblers in the centre bound ;
Now high, now low, their pliant limbs they bend,
And general songs the sprightly revel end.

POPE.

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The recent version of my admirable friend, which he has lately and happily retouched, is more faithful to Homer and to Dædalus:

To these the glorious artist added next
A varied dance, resembling that of old
In Crete’s broad isle, by Dædalus compos'd
For bright-hair'd Ariadne. There the youths
And youth-alluring maidens, hand in hand,
Danc'd jocund; every maiden neat-attir'd
In finest linen, and the youths in vests
Well-woven, glofly as the glaze of oil.
These all wore garlands, and bright faulchions those,
Of burnish'd gold, in silver trappings hung:
They with well-tutor'd steps now nimbly ran
The circle, swift as, when before his wheel
Seated, the potter twirls it with both hands
For trial of its speed; now crossing quick,
They pass’d at once into each other's place.
A circling crowd survey'd the lovely dance,
Delighted : two, the leading pair, their heads
With graceful inclination bowing oft,
Pass’d swift between them, and began the song.

Cowper.

“ Cet ouvrage de sculpture, executé près de cinq cents ans après l'in“ vention de la statuaire, decrit environ trois siècles après Dedale par “ Homere, qui l'avoit assurement vu, puisque Pausanias, plus de mille “ ans depuis, reconnoit que c'est le même dont il est parlé dans l'Iliade, “ à laquelle, curieux observateur et savant comme il étoit, il n'avoit “ fans doubte pas manqué de le comparer ; car il l'avoit si bien exa“ miné qu'il specifie même la matière dont il étoit fait ; un tel monu“ ment dis-je, détaillé par un homme tel qu' Homère, dont on connoit “ l'exactitude dans les moindres details où il entre sur les arts, est sans “ doubte la preuve la plus authentique qui puisse jamais exister des “ grands progrès faits par la sculpture au moins cent ans avant la prise “ de Troye, et de l'erreur dans laquelle le peu de critique des anciens, “ mais sur-tout de Pline, a jetté les modernes au sujet de l'ancienneté des arts..... Ce bas rélief représentant deux tems d'une même action, " étoit nécessairement divisé en deux parties, ou par une vase ou par une “ colonne, comme on en a plusieurs exemples dans les monumens an" tiques. Le premier de ces tableaux représentoit le commencement 66 de la danse, qui se mouvoit en cercle comme pour s'essayer ; le Co“ ryphée avec sa compagne entonnoit la chanson qui en étoit le motif, “ et que le reste des danseurs répétoit. Par les plis et replis de la “ figure qu'ils formoient, ils marquoient dans le second tableau les tours “ et les détours du labyrinthe d'ou Thésée sortit au moyen du fil dont “ Ariane l'avoit pourvu. Dédale, au rapport de Lucien, l'avoit in“ ftruite de cette danse ; et, suivant Homère, il en étoit l'inventeur. “ C'est le plus ancien ballet figuré dont il soit parlé dans les anciens “ auteurs ; il fût le modèle de tous ceux qui représenterent depuis les " actions et les moeurs des hommes : cet art, si l'on en croit Plutarque “ fût porté si loin qu'il approchoit plus de la poesie, que la peinture u même..

“ Il paroit que les draperies des figures de ce bas-relief colorées sur le “ bouclier d'Achille, à l'aide des differens métaux qu'on y suppose em“ ployés, l'étoient aussi sur le marbre : dela vient cette expression “ TROIXIN E pour marquer un cheur de diverses couleurs. Nous avons « déjà parlé des statues de bois peintes et dorées faites avant Dédale : “ mais les anciens colorerent aussi et dorérent le marbre, comme on le “ peut voir par la petite Isis trouvée à Pompeia, par la Diane conservée " à Portici, par les cheveux de la belle Vénus de Medicis, et le diademe « de l'autre Vénus, conservée avec la première, dans la tribune de la “ galerie de Florence. Je crois donc que les robes de lin et de laine, “ que portoient les danseuses et les danseurs de ce bas-relief, étoient “ peintes, que les ceinturons de ces derniers étoient argentés, et que “ leurs épées étoient dorées.'

« Si l'on compare ce que dit Homère de ce monument, avec ce que “ Pausanias et Platon ont écrit des autres ouvrages de Dédale, on verra “ que la composition de cette danse ne pouvoit être mieux entendue ni “ plus riche ou plus agréable qu'elle l'étoit: elle semble avoir donné • l'idée des heures, que l'on voit à la vigne Borghese, et de celles dont “ le Guide a entouré le char de l'Aurore qu'il a peinte dans le palais “ Rospigliozi à Rome. Cependant on n'exécute jamais tout ce que “ l'on concoit, parceque l'habilité de la main, la connoissance des vrais “ principes de l'art et des moyens qu'il peut employer, ne répondent " pas toujours à la grandeur du génie et des idées de celui qui com“ pose : si l'on s'en rapporte au jugement de Pausanias sur le caractère “ des statues de Dédale, on trouvera que l'exécution de ce bas-relief a “ dû être inférieure à la composition; que le style, quoique fort ét vi“ goreux en dévoit être austère et privé de grace; si toutefois l'on s'en “ rapporte à Platon, il foudra croire que les figures employées à rendre “ ces belles idées, manquoient encore par l'exactitude du dessin, et sans “ doubte par la justesse des proportions: mais il est assuré que l'on y “ voyoit les semences de tout ce que la sculpture fit de mieux dans les “ tems postérieurs. Homère, qui s'il se fût adonné à la sculpture ou “ à la peinture, eût assurement été ausfi habile sculpteur ou peintre “ qu'il étoit grand poete, nous a dessiné plutôt que décrit ce bas-relief, “ avec toute la vérité et la fimplicité qu'eût jamais pu y mettre le plus “ savant artiste, en le rendant sur le toile ou sur le marbre. On croit « le voir en lisant la copie qu'il en a faite; la matière seule en est dé“ truite, mais il nous en a conservé la partie la plus precieuse : ses vers,

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